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CONFÉRENCES 2017 de Philippe Jean Coulomb

UNIVERSITÉ du TEMPS LIBRE D’Avignon

6, rue de Taulignan – 84000 Avignon,

Renseignements : Tél : 04 90 85 88 00

 

 

 » La CIVILISATION DE L’INDUS « 

au théâtre de l’Étincelle d’Avignon

Présentation du cours : jeudi 21.09.2017 à 14h à l’UTL
Cours les jeudis de 14h15 à 16h15 au Théâtre de l’Étincelle

10 séances

Début du cours : 05.10.2017
Fin du cours : 21.12.2017

 

 

Les premières recherches archéologiques en Orient – Palestine, Syrie, Mésopotamie – furent entreprises pour démontrer la véracité des textes bibliques. Mais, plus à l’Est, la révélation d’une grande civilisation urbaine sur les rivages de l’Indus, contemporaine d’Akkad, de Sumer et de l’ancien empire égyptien, a provoqué, dans les années 20 une énorme surprise !

Malheureusement, l’Indus, qui prend sa source en plein cœur de l’Himalaya à 3 300 km de son estuaire et dont le débit annuel est deux fois supérieur à celui du Nil, a des crues catastrophiques. En dix ans, de 1947 à 1957, le fleuve a détruit 3 000 agglomérations et en a endommagé 18 000. A l’époque d’Alexandre le Grand cette extraordinaire civilisation n’existait déjà plus. Aristobule, cité par Strabon, lors de l’expédition d’Alexandre le Grand, déclare qu’il n’y a pas eu la moindre pluie pendant les dix mois de son voyage le long du Jhelum et de l’Indus jusqu’à la mer ! Ce sont donc la fonte des neiges et les pluies de la mousson dans l’Himalaya qui alimentent le gigantesque fleuve dont les colères ont particulièrement malmené les vestiges archéologiques ensevelis sous des mètres de boue.

C’est successivement en 1921 puis en 1922 que furent découverts, dans la vallée de l’Indus, les sites d’Harappa et de Mohendjo-Daro. Les archéologues mirent au jour des villes d’un urbanisme surprenant par leur modernité qui témoignent d’une civilisation très avancée remontant au III° millénaire av. J.C et qui disparut subitement vers 1800 av. J.C. Les découvertes permirent de mettre en évidence l’existence d’échanges commerciaux entre les civilisations mésopotamienne et de l’Indus, géographiquement très éloignées.

Des fouilles entreprises en 1974 révélèrent en outre un horizon néolithique précéramique qui remonte à 7 000 ans avant JC et dont l’occupation fut continue.

Cette civilisation fut remarquable par son industrie lithique (faucilles à armature de bitume), ses pratiques funéraires, la richesse de son art (figurines, statuettes de femmes, d’hommes, animales ; bijoux en cornaline, turquoise, stéatites, or, perles ; sceaux, poteries décorées…), la modernité et la beauté de son architecture (piscines, salles de bain…) ; un urbanisme moderne avec grandes rues se coupant à angle droit, salles d’ablutions, caniveaux récoltant les eaux usées, latrines, puits…

Une catastrophe incompréhensible frappa vers le XVIIème siècle avant JC l’Inde harappéenne. Aucune explication n’a pu être donnée à ce jour sur les causes d’une telle disparition.