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SUMER 

 Les premiers médecins

 

Conférence donnée à l’Université du Temps Libre d’Avignon (Théâtre de l’Étincelle)

Le 10 novembre 2016

 

Contrairement à ce qu’affirmait Hérodote, la civilisation sumérienne témoigne d’une médecine particulièrement développée touchant à des domaines très divers, y compris des actes chirurgicaux. Elle embrassait le psychique et le physique dans un seul et même souci thérapeutique.

La tablette la plus ancienne que nous connaissons date de 5 500 ans ! Elle fut découverte à Uruk, l’une des cités-états de Sumer. Cette tablette comporte des signes concernant la vie, sans doute un aide-mémoire d’un médecin. 

La médecine faisait partie de la religion, de la science et de l’art. Elle tentait de reconstituer l’homme dans sa globalité, dans son unité. Le thérapeute et prêtre agit afin d’aider son patient à retrouver la Vie à travers les épreuves afin qu’il entre en renaissance. Les Sumériens n’avaient pas de mot pour désigner la maladie car elle n’est qu’une absence de lumière divine. Selon les Sumériens, la maladie est un moyen salutaire pour inciter l’homme à se transcender dans une quête d’immortalité toujours renouvelée (Gilgamesh). La femme, thérapeute et prêtresse, symbole du renouvellement, avait un rôle primordial.

Le fils de Ninazu et d’Ereshkigal, porte le nom de Ningishzidda, ange gardien des médecins. Avec lui apparaît pour la première fois, le double serpent de vie qui constitue encore aujourd’hui le caducée.