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Le Code d’Hammurabi

 

Conférence donnée à l’Université du Temps Libre d’Avignon (Théâtre de l’Étincelle)

Le 17 novembre 2016

 

 

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Le code d’Hammurabi n’est pas la toute première œuvre législative de l’humanité, deux compositions juridiques sumériennes, celles du roi Ur-Namma d’Ur (vers 2100 av. J.-C.) et de Lipit-Ishtar d’Isin (vers 1930 av. J.-C.), avaient déjà été rédigées.

Cependant, le Code de Hammurabi, stèle de basalte érigée par le roi de Babylone au XVIIIe siècle av. J.-C. , est une œuvre d’art, un ouvrage historique et littéraire et le recueil juridique le plus complet de l’Antiquité, antérieur aux lois bibliques. Transporté par un prince du pays voisin d’Élam en Iran, au XIIe siècle av. J.-C., le monument fut exposé sur l’acropole de Suse au milieu d’autres chefs-d’œuvre mésopotamiens prestigieux.

Cette stèle de basalte de 2,25m de haut fut érigée par le roi Hammurabi de Babylone (1792-1750 av. J.-C.) à Sippar, la ville du dieu-soleil Shamash, divinité de la Justice. D’autres exemplaires de ce monument étaient déposés dans les villes de son royaume. Il est certain que ce texte fut rédigé avant les lois bibliques. La stèle représente le roi recevant les lois du dieu soleil Shamash.

Le texte est rédigé en écriture cunéiforme et en langue akkadienne. Il se divise en trois parties :
– un prologue historique qui relate l’investiture du roi Hammurabi dans son rôle de « protecteur du faible et l’opprimé« , ainsi que la formation de son empire et ses réalisations ;
– un épilogue lyrique qui résume son œuvre de justice et prépare sa perpétuation dans l’avenir ;
– ces deux passages littéraires encadrent près de trois cents lois ou décisions de justice, se référant à la réglementation de la vie quotidienne dans le royaume de Babylone.

Regroupés en chapitres, les sujets abordés couvrent les droits pénal et civil. Les plus importants concernent la famille, l’esclavage, le droit professionnel et commercial, agricole et administratif. Des mesures économiques fixent les prix et les salaires. Le chapitre concernant la famille, fondement de la société babylonienne, est le plus important : il traite des fiançailles, du mariage et du divorce, de l’adultère et de l’inceste, des enfants, de l’adoption et de l’héritage, des devoirs de la nourrice…